Le 3 juin, le Sénat a adopté une proposition de loi visant à faciliter le déploiement d’un réseau d’infrastructures de recharge de véhicules électriques sur l’espace public (procédure accélérée).
Adopté par l’Assemblée nationale le 6 mai 2014, le texte prévoit d’exonérer de redevance l’État ou l’opérateur de l’État qui implante, dans le cadre d’un projet national, des infrastructures de recharge de véhicules électriques sur le domaine public.
Objet du texte
Déposée par les députés Bruno LE ROUX, François BROTTES, Frédérique MASSAT, Jean GRELLIER et Fanny DOMBRE COSTE, le 25 février 2014, cette proposition de loi a pour objet de favoriser l'usage des véhicules électriques pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et consolider le développement de cette industrie. Pour cela, les utilisateurs doivent être assurés de pouvoir facilement recharger leurs véhicules, ce qui nécessite le déploiement d'un réseau d'infrastructures de recharge. Aujourd'hui, cette mission est confiée aux seules communes.L'objet de la proposition de loi est de permettre à l'État, ou à un opérateur au sein duquel celui-ci détient une participation, d'installer des bornes de recharge sur le domaine public des collectivités territoriales sans être tenu au paiement d'une redevance, lorsque cette implantation s'inscrit dans un projet de dimension nationale.
N°
127
SÉNAT
SESSION ORDINAIRE DE 2013-2014
3 juin 2014
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PROPOSITION DE LOI
facilitant le déploiement
d'un réseau
d'infrastructures de
recharge de
véhicules
électriquessur
l'espace public.
(procédure accélérée)
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Le Sénat a modifié, en première
lecture, la proposition de loi, adoptée par l'Assemblée nationale
en première lecture après engagement de la procédure
accélérée, dont la teneur suit :
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Voir les numéros :
Assemblée nationale
(14ème législ.) :
1820, 1882 et T.A. 335.
Sénat : 505,
561 et 562 (2013-2014).
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Article 1er
I. - Par dérogation au premier alinéa
de l'article L. 2125-1 du code général de la
propriété des personnes publiques, l'État ou tout
opérateur, y compris un opérateur au sein duquel une personne
publique détient, seule ou conjointement, une participation directe ou
indirecte, peut créer, entretenir et exploiter sur le domaine public de
l'État, des collectivités territoriales ou de leurs groupements
un réseau d'infrastructures nécessaires à la recharge de
véhicules électriques et de véhicules hybrides
rechargeables sans être tenu au paiement d'une redevance, lorsque cette
opération s'inscrit dans un projet de dimension nationale.
La dimension nationale du projet est
caractérisée dès lors que celui-ci concerne le territoire
d'au moins deux régions et que le nombre et la répartition des
bornes à implanter assurent un aménagement
équilibré des territoires concernés. Le projet est
approuvé par les ministres chargés de l'industrie et de
l'écologie au regard de ces critères.
Les modalités d'implantation des infrastructures
mentionnées au premier alinéa du présent article font
l'objet d'une concertation entre le porteur du projet, les collectivités
territoriales et les personnes publiques gestionnaires du domaine public
concerné, l'autorité ou les autorités organisatrices du
réseau de distribution d'électricité, lorsqu'elles
assurent la maîtrise d'ouvrage des travaux de développement des
réseaux publics de distribution d'électricité, ainsi que
les gestionnaires de réseau de distribution d'électricité
compétents au titre de leur zone de desserte exclusive en application de
l'article L. 322-8 du code de l'énergie.
Article 2
(Suppression conforme)
Délibéré en séance publique,
à Paris, le 3 juin 2014.
Le Président,
Signé : Jean-Pierre BEL
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