lundi 2 mars 2015

« Solar Impulse 2 » : troisième vol d'essai à Abou Dhabi avant un tour du monde

L'appareil révolutionnaire a décollé à 6 h 30, heure locale (3 h 30, heure de Paris) du petit aéroport d'Al-Bateen avant d'y revenir une heure plus tard sans encombre.
Troisième tour de chauffe pour Solar Impulse 2 avant de décoller samedi pour un premier vol autour du monde grâce à l'énergie solaire. L'avion Solar Impulse 2, dont les moteurs sont alimentés par plus de 17 000 cellules photovoltaïques, a effectué lundi 2 mars à l'aube un nouveau vol d'essai depuis Abou Dhabi, capitale des Emirats arabes unis, avec pour la première fois à bord Bertrand Piccard, l'un des pères du projet. L'appareil a décollé à 6 h 30, heure locale (3 h 30, heure de Paris), du petit aéroport d'Al-Bateen avant d'y revenir une heure plus tard sans encombre, ont précisé les responsables du projet.
Solar Impulse 2 est tapissé de cellules solaires qui, grâce à des batteries au lithium, fournissent de l'énergie à quatre moteurs électriques à hélice. L'avion a une envergure impressionnante de 72 mètres et pèse moins de 2,5 tonnes. En tentant de réaliser un tour du monde, les cofondateurs suisses du projet, Bertrand Piccard et André Borschberg, veulent démontrer que les technologies propres et les énergies renouvelables permettent d'accomplir des choses considérées jusqu'ici comme « impossibles ».
TOUR DU MONDE EN 12 ÉTAPES
Si tout se passe comme prévu, Solar Impulse 2 décollera samedi d'Abou Dhabi pour effectuer un tour du monde en 12 étapes, passant par l'Inde, la Chine et New York et survolant des océans sans avoir consommé une goutte d'essence. L'avion parcourera 35 000 kilomètres à une vitesse relativement modeste (entre 50 et 100 km/h) et ce voyage circumterrestre, à 8 500 mètres d'altitude au maximum, prendra cinq mois, dont vingt-cinq jours de vol effectif, avant un retour à Abou Dhabi fin juillet-début août.

Solar Impulse 2 est le successeur du prototype Solar Impulse 1, qui a permis aux concepteurs du projet de faire plusieurs vols de longue durée en Europe, au Maroc, et de traverser les Etats-Unis en 2013 avec plusieurs escales, faisant d'eux les premiers à accomplir un tel exploit.

Dans la centrale nucléaire de Fessenheim, des incidents à répétition

Par


Coup sur coup, les deux réacteurs de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) ont été mis à l'arrêt. Pour des raisons bien différentes. Le réacteur 2 a été stoppé dans la nuit du vendredi 27 au samedi 28 février, indique EDF, dans le cadre d'un arrêt programmé destiné au remplacement d'un tiers du combustible nucléaire, ainsi qu'à la réalisation « de nombreuses activités de contrôle et de maintenance dans les parties nucléaires et non nucléaires des installations ». Cette intervention est prévue sur « plusieurs semaines », la durée moyenne d'un arrêt pour rechargement et maintenance étant de l'ordre d'un mois.
Le réacteur 1, lui, a été stoppé à la suite de la découverte par les équipes du site, le 28 février vers 19 heures, d'un « défaut d'étanchéité sur une tuyauterie située en aval du condenseur, dans la salle des machines, hors zone nucléaire ». Sur son site Internet, EDF assure que cette fuite « n'a eu aucune conséquence sur la sûreté des installations, l'environnement et la sécurité du personnel ».
Interrogé, l'électricien qualifie de « tout à fait bénin » cet incident et précise que les réparations étaient en cours lundi 1er mars, en vue d'un redémarrage rapide. Lundi, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) indiquait que l'événement était en cours d'examen et que, n'ayant pas eu d'impact sur la sûreté, il ne donnerait vraisemblablement pas lieu à une déclaration d'incident.
« ACCUMULATION DE PROBLÈMES »
Tel n'est pas l'avis de l'association Stop Fessenheim. « Depuis un an, les incidents – fuites, vannes mal positionnées ou erreurs humaines  se multiplient, dénonce son porte-parole, André Hatz. Ce nouvel arrêt prouve une fois de plus que cette centrale fait l'objet d'un acharnement thérapeutique, alors qu'elle est en fin de vie. Il y a une accumulation de problèmes qui devient réellement inquiétante. »
En avril 2014, déjà, le réacteur 1 de Fessenheim avait été arrêté plusieurs semaines, en raison d'une fuite dans une tuyauterie d'alimentation en eau. Quelques jours plus tard, le réacteur 2 avait lui aussi été stoppé, à la suite de la fermeture intempestive d'une soupape de vapeur. Dans les deux cas, les parties nucléaires de la centrale n'étaient pas concernées.

300 MILLIONS D'EUROS DE TRAVAUX DE MODERNISATION
En tout état de cause, ces incidents à répétition font tache, sur un site nucléaire où EDF a investi ces dernières années quelque 300 millions d'euros en travaux de modernisation, dont le remplacement des générateurs de vapeur. A l'issue de leur troisième visite décennale, les deux unités, de 900 mégawatts (MW) chacune, de la centrale – la plus ancienne de France, mise en service en 1977 – ont été autorisées par l'ASN, respectivement en juillet 2011 et en avril 2013, à fonctionner pendant dix années supplémentaires, moyennant une série de prescriptions. En particulier, le renforcement de leur radier, le socle en béton destiné à confiner les matériaux radioactifs en cas de fusion du cœur.
EDF indique que 100 % des interventions demandées par l'Autorité de sûreté ont été réalisés sur la tranche 1, et 88 % sur la tranche 2, les autres devant l'être en 2015. Restent toutefois à achever les travaux imposés à toutes les centrales françaises après l'accident de la centrale japonaise de Fukushima, le 11 mars 2011, en particulier la mise en place d'un « noyau dur » préservant les fonctions vitales des réacteurs en cas d'accident majeur. Le 18 février, le directeur du site alsacien, Thierry Rosso, déclarait qu'à l'égard des prescriptions post-Fukushima, Fessenheim « était en avance sur le reste du parc nucléaire français ».

LA MISE À LA RETRAITE EN QUESTION
Pour les antinucléaires, la mise à la retraite de la doyenne des centrales françaises, située en zone sismique et exposée au risque d'inondation, du fait de sa position à 8 mètres en contrebas du Grand Canal d'Alsace, est plus que jamais à l'ordre du jour. François Hollande s'était engagé, lors de la campagne pour l'élection présidentielle, à la fermer fin 2016. Une promesse plusieurs fois réitérée depuis son élection.
Jusqu'à ces derniers mois, le scénario était celui d'un plafonnement du parc nucléaire hexagonal à sa puissance actuelle de 63,2 gigawatts (GW). Ce qui obligeait, en vue de la mise en service, prévue en 2017, de l'EPR de Flamanville (Manche), de 1 650 MW, à fermer deux tranches nucléaires de 900 MW. Mais, récemment, la ministre de l'écologie, Ségolène Royal, a laissé entendre que ce couperet pourrait toucher d'autres unités que les deux réacteurs alsaciens.
En outre, la loi de transition énergétique, telle que les sénateurs s'apprêtent à la voter mardi, a relevé le plafond de la puissance du parc à 64,85 GW. Ce qui, si les députés ne reviennent pas au plafond initial lors de la suite de l'examen du projet de loi, permettrait d'ouvrir Flamanville sans fermer Fessenheim ni aucun autre des 58 réacteurs actuels.

Stop Fessenheim voit en tout cas, dans le fait que, depuis samedi soir, « l'Alsace reste alimentée en électricité » malgré l'indisponibilité complète des deux réacteurs du Haut-Rhin, la preuve que « la France peut très bien se passer de Fessenheim ».

Le « smog » affole le Web chinois



A Lianyungang, le 5 janvier.
C’est un documentaire qui, depuis sa sortie, samedi 28 février, est au centre des discussions en Chine, entre amis dans le monde réel autant que sur les réseaux sociaux, ainsi qu’en tête des sites d’information. L’investigation, menée par une ancienne présentatrice de la télévision nationale, Chai Jing, amène l’opinion chinoise à s’interroger non seulement sur les dangers de la pollution atmosphérique pour la santé, mais également sur les conflits d’intérêts au sein des compagnies d’Etat du secteur énergétique, qui empêchent une lutte efficace contre ce fléau. Sur Youku, une plate-forme de vidéos en ligne parmi d’autres, le documentaire avait déjà été visualisé plus de trente millions de fois lundi matin.
Disponible gratuitement, Under the Dome – Investigating China’s Haze (« Sous le dôme, enquête sur le brouillard chinois », 1 h 43) débute par un récit très personnel, qui explique en partie le succès du documentaire auprès du citoyen lambda, de plus en plus conscient et mécontent du problème environnemental chinois. Mme Chai raconte avoir quitté son poste à la tête d’une émission de société sur la chaîne économique lorsqu’elle a eu une petite fille, au début de l’année 2014. L’enfant avait une tumeur, il a aussitôt fallu l’opérer. Devant une audience captivée, la journaliste raconte avoir, à l’issue de l’opération, continué à s’inquiéter pour sa fille, sauvée, mais qui devrait respirer un air suffocant, et à qui elle doit aujourd’hui interdire d’aller jouer dehors presque la moitié de l’année, « comme un prisonnier ».

L’argument de l’emploi

La journaliste, s’exprimant debout, vidéos et graphiques à l’appui comme Al Gore l’avait fait aux Etats-Unis pour An Inconvenient Truth (« Une vérité qui dérange », 2006), montre par la suite quelques-unes des raisons qui empêchent la Chine de se protéger efficacement contre cet inquiétant smog. Elle demande à un officiel pourquoi ne pas fermer les usines sidérurgiques les plus polluantes de la région qui entoure Pékin. « Vous plaisantez ! », lui répond-il, arguant des emplois que représentent ces fourneaux.
Puis Chai Jing se penche sur les faibles exigences du pays en matière de qualité du carburant, qui augmente les émissions de gaz toxiques. Un chercheur qui participe aux réunions au cours desquelles sont fixées les règles, Yue Xin, lui répond que les deux tiers des membres de cette commission et son secrétaire général sont issus de l’industrie pétrolière.
Certains préfèrent rappeler que Mme Chai a donné naissance à sa fille aux Etats-Unis, ce qui lui avait déjà valu les accusations de traîtrise des éléments les plus nationalistes, mais la majorité souligne aujourd’hui son importante contribution à l’éveil des consciences. « La vérité est comme un oignon. Chai Jing en épluche une couche, quelqu’un pèlera la suivante, jusqu’à ce que la vérité nue et cruelle apparaisse finalement », écrit le journaliste d’investigation Luo Changping sur Weibo, le site chinois de microblogging.
Très attendue était la réaction des autorités chinoises – le documentaire disparaîtrait-il du Web, comme c’est si souvent le cas ? –, même si Chai Jing s’en prend davantage aux sociétés d’Etat qu’à la tête du Parti communiste. Le nouveau ministre de l’environnement, Chen Jining, un universitaire spécialiste des questions d’écologie, s’exprimant pour la première fois à la tête de cette administration souvent critiquée, a lui-même expliqué dimanche avoir visionné le film dès la veille. Il s’est félicité que Mme Chai attire l’attention de la population sur l’environnement sous l’angle de la santé publique, ajoutant qu’elle suscitait son admiration.

dimanche 1 mars 2015

MINISTERE DES AFFAIRES SOCIALES, DE LA SANTE ET DES DROITS DES FEMMES

  14 Décret n° 2015-234 du 27 février 2015 relatif à la déclaration des remises, ristournes et avantages commerciaux et financiers consentis par les fournisseurs des pharmacies d'officine pour les spécialités génériques remboursables ainsi qu'à diverses pénalités financières
        http://legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000030296543&dateTexte=&categorieLien=id


17 Décret n° 2015-223 du 26 février 2015 relatif à la gestion des créances et des dettes internationales de sécurité sociale et au Centre des liaisons européennes et internationales de sécurité sociale
        http://legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000030295590&dateTexte=&categorieLien=id

        18 Décret n° 2015-224 du 26 février 2015 relatif à la réserve prudentielle prévue à l'article L. 162-22-2-1 du code de la sécurité sociale
        http://legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000030295635&dateTexte=&categorieLien=id

        19 Décret n° 2015-225 du 26 février 2015 relatif au temps de travail des internes
        http://legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000030295642&dateTexte=&categorieLien=id

        20 Arrêté du 16 février 2015 modifiant l'arrêté du 29 janvier 2015 relatif à l'agrément de certains accords de travail applicables dans les établissements et services du secteur social et médico-social privé à but non lucratif
        http://legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000030295674&dateTexte=&categorieLien=id

        21 Arrêté du 17 février 2015 fixant les conditions d'agrément des ingénieurs-conseils et des contrôleurs de sécurité des caisses d'assurance retraite et de la santé au travail, des caisses générales de sécurité sociale et de la caisse régionale d'assurance maladie d'Ile-de-France
        http://legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000030295681&dateTexte=&categorieLien=id

        22 Arrêté du 19 février 2015 relatif à l'agrément de certains accords de travail applicables dans les établissements et services du secteur social et médico-social privé à but non lucratif
        http://legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000030295696&dateTexte=&categorieLien=id

        23 Arrêté du 25 février 2015 modifiant l'arrêté du 19 février 2015 relatif aux forfaits alloués aux établissements de santé mentionnés à l'article L. 162-22-6 du code de la sécurité sociale ayant des activités de médecine, chirurgie, obstétrique et odontologie ou ayant une activité d'hospitalisation à domicile
        http://legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000030295716&dateTexte=&categorieLien=id

        24 Arrêté du 26 février 2015 portant détermination pour 2015 de la dotation nationale de financement des missions d'intérêt général et d'aide à la contractualisation mentionnée à l'article L. 162-22-13 du code de la sécurité sociale
        http://legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000030295730&dateTexte=&categorieLien=id

        25 Arrêté du 26 février 2015 fixant pour l'année 2015 l'objectif des dépenses d'assurance maladie mentionné à l'article L. 174-1-1 du code de la sécurité sociale
        http://legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000030295737&dateTexte=&categorieLien=id

        26 Arrêté du 26 février 2015 fixant pour l'année 2015 l'objectif des dépenses d'assurance maladie commun aux activités de médecine, chirurgie, obstétrique et odontologie mentionné à l'article L. 162-22-9 du code de la sécurité sociale
        http://legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000030295744&dateTexte=&categorieLien=id

        27 Arrêté du 26 février 2015 fixant pour l'année 2015 l'objectif quantifié national mentionné à l'article L. 162-22-2 du code de la sécurité sociale
        http://legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000030295751&dateTexte=&categorieLien=id

MINISTERE DE L'ECOLOGIE, DU DEVELOPPEMENT DURABLE ET DE L'ENERGIE - MINISTERE DE L'AGRICULTURE, DE L'AGROALIMENTAIRE ET DE LA FORET

MINISTERE DE L'ECOLOGIE, DU DEVELOPPEMENT DURABLE ET DE L'ENERGIE

        5 Décret n° 2015-219 du 27 février 2015 relatif à la résolution des litiges individuels entre les marins et leurs employeurs
        http://legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000030295396&dateTexte=&categorieLien=id

 3 Décret n° 2015-231 du 27 février 2015 relatif à la gestion des sources radioactives scellées usagées
        http://legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000030296304&dateTexte=&categorieLien=id



MINISTERE DE L'AGRICULTURE, DE L'AGROALIMENTAIRE ET DE LA FORET

        32 Décret n° 2015-226 du 26 février 2015 relatif aux modalités d'extension des accords conclus par les organisations interprofessionnelles agricoles
        http://legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000030295773&dateTexte=&categorieLien=id

        33 Décret n° 2015-227 du 27 février 2015 relatif aux modalités d'application dans les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle du dispositif de compensation de la pénibilité prévu par la loi n° 2010-1330 du 9 novembre 2010 portant réforme des retraites
        http://legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000030295779&dateTexte=&categorieLien=id

        34 Décret n° 2015-228 du 27 février 2015 portant diverses mesures d'application de la loi n° 2014-1170 du 13 octobre 2014 d'avenir pour l'agriculture, l'alimentation et la forêt et clarification du droit
        http://legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000030295791&dateTexte=&categorieLien=id

        35 Arrêté du 17 février 2015 modifiant l'arrêté du 18 décembre 2009 modifié relatif aux règles sanitaires applicables aux produits d'origine animale et aux denrées alimentaires en contenant
        http://legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000030295836&dateTexte=&categorieLien=id

        36 Arrêté du 17 février 2015 modifiant l'arrêté ministériel du 29 juillet 2013 relatif à la définition des dangers sanitaires de première et deuxième catégorie pour les espèces animales
        http://legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000030295865&dateTexte=&categorieLien=id

        37 Arrêté du 26 février 2015 relatif aux demandes d'extension des accords conclus dans le cadre d'une organisation interprofessionnelle reconnue
        http://legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000030295874&dateTexte=&categorieLien=id

Le tournant énergétique allemand : quels enseignements pour la transition énergétique française ?

Rapport de M. Bruno SIDO, fait au nom de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques 

En 2011, l'Allemagne a amorcé un « tournant énergétique » (Energiewende), en décidant d'abandonner rapidement la production d'électricité d'origine nucléaire, tout en maintenant des objectifs ambitieux de réduction des émissions de gaz à effet de serre, grâce à l'amélioration de l'efficacité énergétique et au développement des énergies renouvelables.
Tandis que commençait, en France, l'examen du projet de loi relatif à la transition énergétique, il a paru utile à l'Office de réunir, pour éclairer les parlementaires, un certain nombre d'acteurs et d'observateurs du tournant énergétique en Allemagne, afin de débattre des progrès réalisés ainsi que des difficultés rencontrées dans ce pays, et d'en tirer les enseignements utiles pour la France.
Certes, la France et l'Allemagne ne possèdent pas le même bouquet énergétique
initial et ne poursuivent pas les mêmes objectifs. Néanmoins, les deux pays
sont confrontés à de nombreux défi s communs : réduire la part d'électricité
d'origine nucléaire, produire et intégrer aux réseaux une part croissante
d'énergie renouvelable, maîtriser le coût de l'énergie pour les entreprises
et pour les ménages, diminuer la consommation énergétique... Ces défi s
ambitieux justifient un examen approfondi de l'expérience allemande et posent
la question des modalités d'une coopération franco-allemande accrue dans le
domaine énergétique.

implantation de pharmacies par voie de transfert en milieu rural

N° 129

SÉNAT
SESSION ORDINAIRE DE 2014-2015
Enregistré à la Présidence du Sénat le 26 novembre 2014
PROPOSITION DE LOI
tendant à faciliter l'implantation de pharmacies par voie de transfert en milieu rural,
PRÉSENTÉE
Par Mme Christiane HUMMEL, MM. Hubert FALCO, Robert LAUFOAULU, Jean Pierre VOGEL, Michel FONTAINE, Mme Chantal DESEYNE, MM. François COMMEINHES, Marc LAMÉNIE, Antoine L
EFÈVRE, Robert del PICCHIA, Jean BIZET, Michel RAISON, François GROSDIDIER, François CALVET, Alain JOYANDET, Mme Nicole DURANTON, MM. Francis DELATTRE, Jean-Patrick COURTOIS, Mmes Élisabeth LAMURE, Catherine TROENDLÉ, M. Charles REVET, Mme Vivette LOPEZ, MM. Jean-Pierre LELEUX, Gérard BAILLY, Patrick CHAIZE et Jackie PIERRE,
Sénateurs
(Envoyée à la commission des affaires sociales, sous réserve de la constitution éventuelle d'une commission spéciale dans les conditions prévues par le Règlement.)
EXPOSÉ DES MOTIFS
Mesdames, Messieurs,
Alors que près de 20 000 pharmaciens1(*), soit un tiers des praticiens environ, partiront à la retraite au cours des dix prochaines années, le nombre d'officines situées dans les zones rurales reste largement insuffisant pour ne pas dire inexistant en hyper-ruralité.
Certes, le principe selon lequel l'ouverture d'une pharmacie est soumise à la délivrance d'une licence, inscrit aux articles L. 5125-1 et suivants du code de la santé publique, a permis de faire des officines l'un des réseaux médicaux les mieux répartis en fonction de la population2(*), cependant, les disparités territoriales dans l'accès aux pharmacies s'enracinent.
L'inégale présence des officines sur notre territoire, qui affecte au premier chef les zones rurales et hyper-rurales, est préjudiciable à l'équité et à l'efficacité de notre système de santé.
Elle contrevient, tout d'abord, au principe d'égalité. Compte tenu des carences du maillage officinal, l'objectif d'égal accès aux soins, réaffirmé par la loi n° 2004-810 du 13 août 2004 relative à l'assurance maladie, ainsi que l'exigence de proximité, énoncée par la loi n° 2009-879 du 21 juillet 2009 portant réforme de l'hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires (HPST), ne sont pas encore pleinement garantis.
En outre, elle porte atteinte au principe de protection de la santé publique. Alors que les pharmaciens ont vu leur place dans l'organisation des soins de premier recours, ainsi que leurs missions - d'éducation thérapeutique, d'accompagnement des malades chroniques, de dépistage et de prévention notamment - être consacrées à l'article L. 5125-1-1 A du code de la santé publique, l'isolement géographique empêche toujours certains de nos concitoyens d'accéder aisément à leurs services.
Afin d'éviter l'explosion des « déserts médicaux » sur les territoires ruraux, et de permettre aux professionnels de s'installer dans de bonnes conditions, il apparaît nécessaire de faciliter l'implantation de pharmacies en milieu rural par voie de transfert.
En l'état actuel du droit, le transfert d'une pharmacie n'est autorisé que dans les communes de plus de 2 500 habitants. Il semble paradoxal, à l'heure où l'intercommunalité est promue, que ce critère démographique ne puisse être apprécié qu'à l'échelle de la commune, et non d'un bassin de vie plus représentatif et plus significatif.
Aussi conviendrait-il d'autoriser le transfert d'une officine dans une commune de moins de 2 500 habitants, à la condition toutefois que cette pharmacie desserve un bassin de vie dont la population atteint ce quota.
Tel est l'objet de la présente proposition de loi, dont l'article unique modifie le code de la santé publique.
Le 1° de cet article élargit les conditions de transfert des officines.
Le premier alinéa autorise l'ouverture d'une officine dans une commune qui en est dépourvue si cette ouverture permet de desservir, dans la commune et dans une ou plusieurs communes limitrophes, une population totale au moins égale à 2 500 habitants.
Le second alinéa précise qu'une officine supplémentaire peut être ouverte dans cette zone de desserte, à raison d'une autorisation par tranche de 4 500 habitants.
Le 2° de cet article consiste en une mesure de coordination.
PROPOSITION DE LOI
Article unique
L'article L. 5125-11 du code de la santé publique est ainsi modifié :
1° Avant le dernier alinéa, sont insérés deux alinéas ainsi rédigés :
« L'ouverture d'une officine dans une commune qui en est dépourvue peut être autorisée par voie de transfert lorsque la population de la commune est inférieure à 2 500 habitants, si cette ouverture permet de desservir, dans la commune et dans une ou plusieurs communes limitrophes également dépourvues d'officine, une population totale au moins égale à 2 500 habitants. La décision de transfert précise les communes prises en compte pour l'octroi de la licence, la totalité de leur population étant considérée comme desservie par la nouvelle officine.
« L'ouverture d'une nouvelle officine dans la zone de desserte définie au quatrième alinéa du présent article où au moins une licence a déjà été accordée peut être autorisée par voie de transfert à raison d'une autorisation par tranche entière supplémentaire de 4 500 habitants recensés dans la zone. » ;
2° Au dernier alinéa, les mots : « au premier, deuxième ou troisième alinéa » sont remplacés par les mots : « aux premier à cinquième alinéa du présent article ».